Leucodystrophies

Leucodystrophies

Le Centre de référence maladies rares sur les leucodystrophies s’intéresse aux maladies génétiques qui touchent de façon préférentielle la substance blanche du système nerveux central et son principal constituant la myéline.

Il inclut 2 sites constitutifs situés au sein de l’Assistance publique des hôpitaux de Paris (AP-HP) (ARS Ile-de-France) : l’hôpital de Bicêtre et l’hôpital Robert-Debré.

Ces 2 sites sont très complémentaires dans le type de pathologies qu’ils prennent en charge (expertise clinique, suivi des patients, recherche) :

  • Le site de Bicêtre se consacre plus particulièrement aux leucodystrophies avec un marqueur métabolique : ALD, MLD, Krabbe, Canavan. Il s’agit de pathologies qui chez l’enfant sont en général rapidement évolutives et chez l’adolescent ou l’adulte de troubles neurologiques lentement évolutifs au premier rang desquels se trouve une dégénérescence des voies longues cortico-spinales et des troubles cognitifs/du comportement. L’existence dans un petit nombre de cas de possibilités thérapeutiques par thérapie génique (ALD, MLD) nécessite un suivi parfois étroit par le centre de référence. L’émergence de nouvelles thérapies géniques ou médicamenteuses va accélérer encore cette évolution.
  • Le site Robert-Debré se consacre plus particulièrement aux leucodystrophies d’individualisation plus récente avec un marqueur génétique qui a permis de mieux les classifier : troubles héréditaires de formation de la myéline du SNC (PMD et apparentés), pathologies de l’astrocyte responsable d’une atteinte vacuolaire de la substance blanche très sensibles au stress cellulaire (AxD, MLC, CACH/VWM et apparentés), pathologies pseudo inflammatoires de la substance blanche par activation intrinsèque des cytokines (AGS et apparentés). Dans ces groupes de pathologies, seul 60 % des patients possède un marqueur génétique. Les patients avec un phénotype identique mais sans mutation nécessitent des réévaluations annuelles pour rechercher des éléments cliniques ou IRM distinctes et les faire bénéficier de la découverte des nouvelles techniques de séquençage à haut débit. Le suivi s’appuie sur le réseau LeukoFrance mis en place au niveau neuropédiatrique en 2000 et étendu à l’adulte lors de la création du CRMR en 2006. Ce réseau de recherche clinique n’a pas rendu nécessaire la mise en place de centre de compétences. Ces pathologies cliniquement plus hétérogènes dont l’évolution même
    dans l’enfance est très lente sont responsables dans la grande majorité de handicaps moteurs et cognitifs de niveau et d’évolution très variables. Elles nécessitent une prise en charge active du handicap mais avec des particularités liées à l’atteinte de la substance blanche. Le centre de référence joue un rôle important dans la compréhension du type de
    handicap, les décisions thérapeutiques pour sa prise en charge. Certaines thérapeutiques fonctionnelles (nutrition, déformations orthopédiques) et médicamenteuses (en particulier à visée de lutte contre le stress cellulaire) nécessitent des suivis plus particuliers. Enfin, un grand groupe de patients ne peuvent pas être classés dans un sous groupe particulier. Ils
    nécessitent là aussi un suivi au centre de référence ou via le réseau LeukoFrance selon un protocole défini au niveau européen pour les leucodystrophies de cause indéterminée.

Le rayonnement des deux sites est national dans près de 50 % des cas et international dans 12 % des cas. Un équilibre enfant/adulte existe pour les 2 sites malgré leur implantation dans des services à vocation pédiatrique.